Le feuilleton autour de Samedi d’en rire est loin d’être terminé. Quelques jours après avoir annoncé son départ de l’émission de France 3, Jean-Luc Lemoine a décidé de répondre aux explications avancées par la production. Dans un long message publié sur Instagram dimanche 23 août, l’animateur revient point par point sur les raisons de son éviction et livre une version sensiblement différente.

À la rentrée, Samedi d’en rire continuera sur France 3, mais avec un nouveau visage aux commandes : Bernard Montiel succédera à Jean-Luc Lemoine, qui présentait le programme depuis sept saisons.
Le départ de l’animateur, annoncé le 19 août, avait rapidement suscité de nombreuses réactions. Jean-Luc Lemoine avait expliqué avoir appris la fin de son aventure par voie de presse et avait assuré que cette décision ne venait pas de lui.
Dans son entourage professionnel, le soutien n’a pas tardé à se manifester. Marc Toesca et Yoann Riou ont notamment annoncé leur départ de l’émission.
Face aux interrogations, R&G Productions avait ensuite publié sa propre mise au point, affirmant que le changement concernait uniquement l’animateur et non l’émission, qui devait bien revenir à la rentrée.
La production avance plusieurs raisons
Pour expliquer ce changement, R&G Productions avait notamment évoqué l’incertitude entourant la reconduction de Jean-Luc Lemoine.
Selon la société de production, l’animateur n’aurait pas confirmé clairement son souhait de poursuivre l’aventure, alors qu’il était parallèlement en discussion avec un autre groupe.
La production avait également expliqué que France 3 souhaitait donner une nouvelle dynamique à un programme installé depuis sept saisons, d’où le choix d’un nouveau présentateur.
Dans son long message publié dimanche, l’animateur reconnaît avoir reçu plusieurs propositions professionnelles. Mais il dément l’idée selon laquelle il aurait déjà choisi de tourner la page de Samedi d’en rire.
« J’ai eu la chance de recevoir des propositions, certaines intéressantes, que j’étudie sérieusement, mais aujourd’hui, 23 août, je n’ai toujours signé avec personne », affirme-t-il.
Jean-Luc Lemoine précise par ailleurs être sans contrat télévisuel depuis la fin du mois de juin.
Une précision importante alors que son nom a circulé ces dernières semaines autour d’un possible retour dans l’univers de Cyril Hanouna, notamment sur W9.
Pour l’animateur, le fait d’avoir étudié d’autres possibilités ne signifiait donc pas qu’il avait décidé de quitter Samedi d’en rire.
« J’avais raison de me poser la question »
Jean-Luc Lemoine revient également sur la question de la reconduction de l’émission.
Il explique que, chaque année, l’équipe n’était généralement fixée sur son avenir qu’en juin, voire début juillet. Il aurait donc lui-même interrogé la production afin de savoir si Samedi d’en rire était bien reconduit.
Selon son récit, il lui aurait alors été indiqué que le programme avait cette fois été signé pour deux ans.
Mais cela ne signifiait pas nécessairement que son fauteuil lui était garanti.
« J’avais raison de me poser la question », ironise-t-il aujourd’hui.
L’animateur affirme également que lui et l’équipe avaient été informés de la volonté de proposer davantage de contenus inédits.
Une « nouvelle dynamique » qui surprend l’animateur
C’est également sur cet argument que Jean-Luc Lemoine semble particulièrement interpellé.
La production avait expliqué que France 3 souhaitait insuffler une nouvelle dynamique au programme après sept saisons.
L’animateur assure pourtant que ni lui ni l’équipe ne lui avaient parlé d’un tel changement éditorial.
Il affirme même que les personnes travaillant sur l’émission étaient satisfaites du travail réalisé et estime que le programme obtenait des résultats supérieurs à la moyenne de la chaîne.
Une divergence de perception qui permet de comprendre pourquoi son départ continue de susciter autant de réactions.
« Si j’ai fait un post mercredi, c’était juste pour rétablir la vérité »
Jean-Luc Lemoine tient surtout à expliquer pourquoi il a pris publiquement la parole.
Après son premier message annonçant son départ, certains ont pu considérer qu’il cherchait à régler ses comptes ou à défendre ses intérêts.
Il réfute fermement cette interprétation.
« Quels intérêts ? Je suis viré. Si j’ai fait un post mercredi, c’était juste pour rétablir la vérité », écrit-il.
Une phrase qui résume son état d’esprit : l’animateur dit avoir voulu répondre à ce qu’il considère comme une présentation inexacte de la situation.
Une réponse également adressée à Bernard Montiel
La polémique a pris une nouvelle tournure après les déclarations de Bernard Montiel, choisi pour lui succéder.
Le futur présentateur de Samedi d’en rire avait notamment dénoncé ce qu’il qualifiait de « fake news » et critiqué ceux qui, selon lui, ne comprenaient pas les réalités du monde de la télévision.
Jean-Luc Lemoine lui répond directement, sans remettre en cause son expérience du milieu.
« Mais j’ai le droit de ne pas m’accommoder de tout et espérer que certaines pratiques changent », réplique-t-il.
Une réponse qui montre que, derrière le changement de présentateur, le désaccord porte aussi sur la manière dont cette transition a été annoncée et expliquée.
« Bernard a pris ses aises »
Dans la légende de sa publication Instagram, Jean-Luc Lemoine explique enfin pourquoi il avait initialement choisi de ne pas répondre.
Il affirme avoir d’abord préféré garder le silence, malgré son désaccord avec le message publié par le compte de Samedi d’en rire.
Puis les déclarations de Bernard Montiel l’auraient poussé à changer d’avis.
« Je ne voulais pas répondre au départ… […] et puis Bernard a pris ses aises. Ça méritait donc quelques mots », écrit-il, avant de conclure avec une pointe d’ironie : « Nous sommes dimanche alors “merci Bernard !” ».
Une rentrée sous haute tension
Une chose est désormais certaine : Samedi d’en rire reviendra bien à la rentrée, mais cette nouvelle saison s’annonce particulière.
D’un côté, Bernard Montiel s’apprête à prendre les commandes d’un programme qui cherche, selon la production, à ouvrir un nouveau chapitre. De l’autre, Jean-Luc Lemoine entend défendre sa version d’une séparation qu’il affirme ne pas avoir choisie.
Après sept années passées à la tête de l’émission, son départ ne ressemble donc pas à une simple passation de témoin.
Et alors que les deux versions continuent de se répondre, les véritables coulisses de cette décision restent au cœur des interrogations.