
Alors que Patrick Bruel a récemment décidé d’annuler sa tournée dans un contexte particulièrement tendu, marqué par les accusations de violences sexuelles dont il fait l’objet, une prise de parole de Mimie Mathy sur RTL fait vivement réagir. La comédienne a choisi de défendre publiquement le chanteur, estimant notamment qu’il ne devrait pas être condamné avant que la justice ait rendu sa décision.
« Patrick, c’est un séducteur »
Interrogée sur la situation de Patrick Bruel, Mimie Mathy n’a pas hésité à prendre position.
« Patrick, c’est un séducteur. Il a été séducteur. Il a été plus harcelé que harceleur, à mon avis. Mais ça, c’est la justice qui en décidera », a-t-elle déclaré.
La comédienne s’est également dite attristée par l’annulation de la tournée du chanteur : « Je suis très triste qu’il se sente obligé d’annuler parce que la justice, pour l’instant, n’a pas tranché. C’est à la justice de trancher. »
Des propos qui interviennent alors que Patrick Bruel conteste les accusations portées contre lui. Dans les différents dossiers évoqués, son statut judiciaire varie selon les procédures, et aucune condamnation n’a été prononcée à son encontre. Il demeure donc présumé innocent.
Une comparaison qui provoque de nombreuses réactions
Mimie Mathy est toutefois allée encore plus loin dans son raisonnement, en s’interrogeant sur la place du public dans cette affaire.
« Je pense que c’est au public de décider », a-t-elle affirmé, avant de comparer la situation à celle de personnes condamnées ou poursuivies pour des faits d’une extrême gravité.
Elle estime ainsi qu’il serait paradoxal, selon elle, de vouloir empêcher Patrick Bruel de se produire alors que sa culpabilité n’est pas établie par la justice.
« Je trouve dommage de priver le public de Patrick. Et c’est encore une fois au public de choisir », a-t-elle ajouté.
Une défense qui ne laisse personne indifférent
Ces déclarations ont rapidement attiré l’attention, notamment en raison de la gravité des accusations évoquées autour du chanteur. Alors que certaines personnalités publiques et associations féministes ont appelé à l’annulation de ses concerts, Mimie Mathy adopte donc une position différente et insiste sur un principe essentiel : tant que la justice n’a pas tranché, la culpabilité ne peut être considérée comme établie.
Cette prise de parole risque néanmoins de continuer à alimenter le débat, entre ceux qui défendent le droit à la présomption d’innocence et ceux qui estiment que les accusations doivent entraîner des conséquences publiques avant même l’issue judiciaire.
Une intervention qui, en quelques phrases, relance une polémique déjà particulièrement sensible autour de Patrick Bruel.