Le départ de Jean-Luc Lemoine de Samedi d’en rire prend une tournure de plus en plus tendue. Après avoir contesté la version de la production et répondu aux déclarations de son successeur Bernard Montiel, l’animateur a annoncé qu’il confiait désormais la suite du dossier à son avocat.
Une éviction qui ne passe toujours pas
Après sept saisons à la présentation de Samedi d’en rire, Jean-Luc Lemoine ne sera pas aux commandes du programme à la rentrée. France 3 a choisi de confier l’émission à Bernard Montiel, tout en assurant que le programme lui-même était maintenu.
Mais l’annonce du départ de l’animateur a rapidement déclenché une polémique. Le 19 août, Jean-Luc Lemoine expliquait notamment avoir découvert la fin de son aventure par la presse, regrettant de ne pas avoir été directement prévenu par la chaîne ou la production.
La situation s’est ensuite tendue avec les réactions de plusieurs membres de l’équipe. Yoann Riou et Marc Toesca ont notamment annoncé leur départ de l’émission en soutien à l’animateur.
La production avait donné une autre version
Face à la polémique, R&G Productions avait publié un communiqué pour préciser les raisons du changement.
La société de production assurait notamment que Jean-Luc Lemoine n’avait pas clairement confirmé sa volonté de poursuivre l’aventure, alors qu’il était parallèlement en discussion avec un autre groupe. Elle expliquait également que France 3 souhaitait donner « une nouvelle dynamique » à un programme installé depuis sept saisons.
Cette version n’a manifestement pas convaincu Jean-Luc Lemoine.
Dans son long message publié dimanche 23 août, l’animateur a repris plusieurs affirmations de la production et les a contestées une à une. Il estime notamment que le communiqué comporte de nombreuses inexactitudes

« Faux. Ces demandes répétées n’existent pas »
L’un des principaux points de désaccord concerne les prétendues relances de la production pour obtenir une confirmation de Jean-Luc Lemoine sur son avenir.
L’animateur répond sans détour : « Faux. Ces demandes répétées n’existent pas. »
Il rappelle que, lors des saisons précédentes, la reconduction de Samedi d’en rire n’était généralement confirmée qu’en juin ou en juillet.
Selon lui, ses discussions avec la production au printemps portaient surtout sur un autre sujet : le nombre d’émissions inédites.
Jean-Luc Lemoine explique qu’il souhaitait notamment éviter que les rediffusions prennent trop de place, au risque de lasser les téléspectateurs fidèles.
« Je n’ai toujours signé avec personne »
Autre point contesté : l’idée selon laquelle Jean-Luc Lemoine aurait déjà préparé son départ pour rejoindre une autre chaîne.
L’animateur ne nie pas avoir reçu des propositions professionnelles. Il précise cependant qu’au 23 août, aucun nouveau contrat n’avait été signé.
« Je n’ai toujours signé avec personne », affirme-t-il, alors que des rumeurs circulent notamment autour d’un possible projet avec Cyril Hanouna sur W9.
Cette précision vient donc nuancer fortement l’idée selon laquelle son avenir aurait déjà été décidé ailleurs.

Bernard Montiel directement pris à partie
Mais c’est surtout Bernard Montiel qui se retrouve au cœur de la nouvelle réponse de Jean-Luc Lemoine.
Après l’annonce de sa nomination, le futur présentateur de Samedi d’en rire avait réagi aux critiques sur les réseaux sociaux, allant jusqu’à employer le terme « pleureuses » pour désigner certains de ses détracteurs. Il avait ensuite modifié sa publication pour retirer cette expression.
Le 23 août, Bernard Montiel avait également partagé le communiqué de la production et félicité Jean-Luc Lemoine pour ses projets supposés sur W9.
Une intervention qui n’a visiblement pas été appréciée par l’intéressé.
« Si on n’a pas d’infos, il vaut mieux se taire »
Jean-Luc Lemoine s’est notamment étonné que Bernard Montiel affirme connaître ses projets professionnels alors qu’il assure lui-même n’avoir signé avec personne.
Dans une formule particulièrement sèche, il évoque même le « journaliste d’investigation » Bernard Montiel, avant de lancer :
« Si on n’a pas d’infos, il vaut mieux se taire. »
L’animateur revient également sur le terme « pleureuses », estimant que Bernard Montiel doit en assumer la responsabilité, même après l’avoir supprimé de sa publication.
« J’ai été viré » : Jean-Luc Lemoine maintient sa version
Au fil de sa publication, Jean-Luc Lemoine revient également sur le fond du désaccord.
Pour lui, il n’a jamais été question d’un départ volontaire de Samedi d’en rire. Il considère donc que les explications données après son éviction ne correspondent pas à ce qu’il a vécu.
L’animateur insiste sur ce point : il n’a pas choisi de quitter le programme.
Cette différence de lecture est au cœur de toute la polémique depuis plusieurs jours.
D’un côté, la production parle d’un changement d’animateur voulu pour donner une nouvelle impulsion à l’émission. De l’autre, Jean-Luc Lemoine affirme avoir été écarté et conteste les arguments avancés pour justifier cette décision.
Cette fois, il laisse son avocat parler
Après avoir répondu publiquement à la production et à Bernard Montiel, Jean-Luc Lemoine semble désormais vouloir prendre ses distances avec la bataille médiatique.
Mais pas sans suite.
L’animateur annonce qu’il confie désormais le dossier à son avocat, laissant entendre que les prochaines étapes se joueront sur un autre terrain.
« Pour la suite, je laisserai mon avocat parler avec eux. »
Une décision qui marque un nouveau tournant dans cette affaire.
Une rentrée qui s’annonce particulièrement tendue
Bernard Montiel doit prendre les commandes de Samedi d’en rire à la rentrée, avec une première diffusion annoncée pour le 3 octobre 2026.
Mais avant même son arrivée à l’antenne, le nouveau présentateur se retrouve au centre d’une polémique qui dépasse largement la simple succession entre deux animateurs.
Après sept années passées à porter l’émission, Jean-Luc Lemoine entend défendre sa version des faits. Et après plusieurs jours de déclarations croisées, la prochaine réponse pourrait désormais ne plus venir de lui, mais de son avocat.